Micronutrition : le magnésium
Le magnésium est un élément minéral FON-DA-MEN-TAL pour notre organisme. C’est un macro-élément déjà très bien connu et étudié dans le domaine de la santé. D’ailleurs, qui n’a pas déjà fait une cure de magnésium dans sa vie ?!
Et pourtant, on estime que les trois-quarts de la population occidentale seraient carencés.
Il est rare de pouvoir faire doser précisément son statut en magnésium car les analyses sont complexes et couteuses.
Toutefois, il existe des signes cliniques assez singuliers permettant de se faire une idée.
Voici une liste non exhaustive des symptômes reliés à un manque de magnésium :
- anxiété, déprime, troubles du sommeil
- crampes, spasmes, clignements de paupières, fourmillements, hoquet, tétanie
- hypersensibilité en général et au bruit en particulier
- migraine, troubles de la vision
- douleurs musculaires, fibromyalgie, torticolis
- fatigue intense
- phobies, confusion mentale, TOC
- oppression respiratoire, palpitations
- troubles de la concentration et de la mémorisation
- constipation, coliques, diverses inflammations de l’intestin
- fragilité osseuse
Que faire si vous vous êtes reconnu ?
Renforcer les apports en magnésium et surveiller les fuites de magnésium.
Cibler les bons aliments
La première chose à faire est évidemment de favoriser, au quotidien, les aliments riches en magnésium. Même s’il existe toujours une variable inconnue entre la quantité de nutriments que l’on ingère par la bouche et la quantité de nutriments qui rejoint réellement nos cellules, l’objectif c’est d’être attentif à nos apports.
Au menu : sarrasin, millet, riz complet, quinoa, haricot blanc et noir, épinard, banane, figue, cacao (dégraissé), noix, noisettes, amandes, graines de courges, maquereau, fruits de mer, poissons gras, escargots, fromages à pâte dure, pollen…
Sortir du cercle vicieux du stress
Le magnésium intervient dans la régulation du cortisol (hormone du stress) et du calcium (impliqué dans la contraction musculaire et artérielle), donc :
– le manque de magnésium vous laissera dans un état de tension nerveuse et musculaire latente, d’hypervigilance ou d’hyperactivité, car les niveaux de cortisol et de calcium restent élevés (le mode « lutte ou fuite » est enclenché) ;
– dans le même temps, un état de stress chronique épuisera vos réserves en magnésium, car l’organisme ira chercher le magnésium partout dans votre corps pour y faire face, y compris dans vos os et vos muscles, ce qui vous rendra plus fragile…
Rappelez-vous que le corps ne fabrique pas le magnésium et qu’il ne peut pas non plus stocker le surplus.
Ainsi, la bonne marche de nos fonctions nerveuses, cognitives, musculaires, et de notre système parasympathique en général, dépend étroitement d’un apport stable et régulier en magnésium.
Une complémentation devenue inévitable
Les aliments que nous consommons aujourd’hui présentent un triple défaut :
- leur teneur en vitamines, minéraux et enzymes a drastiquement diminué en l’espace d’un siècle.
- ils contiennent de nombreux anti-nutriments (naturels ou chimiques) qui entravent l’assimilation des rares nutriments présents.
- ils sont souvent hyperglycémiques (sucres rapides ou amidon) ce qui entrave les processus métaboliques de l’assimilation.
Par ailleurs, nos modes de vie exercent sur nos organismes un stress physique et mental quasi-continu, tel que l’humanité n’en a probablement jamais connu.
Ceci peut sembler exagéré, mais c’est justement parce qu’on s’habitue à vivre dans la contrainte physique, la confusion mentale, l’éloignement affectif et j’en passe, que nous ne nous rendons même plus compte du stress que cela génère et des déséquilibres induits.
J’ajouterais que nos enfants et adolescents ont des besoins très importants en minéraux et particulièrement en magnésium.
Du fait de l’énergie nécessaire à la croissance, au développement cognitif, au travail de mémorisation etc., je recommande à tous les parents de veiller à un apport régulier et de qualité en magnésium pour leurs enfants.
Quel magnésium ?
Il existe aujourd’hui de très bons compléments alimentaires, comme il en existe d’assez mauvais.
- Les minéraux et oligo-éléments nécessitent un « transporteur » pour être acheminés jusqu’à nos cellules. Tous n’ont pas la même efficacité. Les connaissances actuelles permettent de dégager quelques formules particulièrement bénéfiques.
Sous forme de gélules, il est conseillé de privilégier le « bisglycinate », ou le « citrate », ou le « malate » de magnésium.
Il existe aussi une forme liquide très intéressante, à base de citrate de magnésium « ionisé », et qui présente l’avantage d’une absorption sublinguale pour parer au risque de déperdition chez les personnes à la paroi intestinale dégradée. - Le magnésium sera d’autant plus efficace qu’il sera lié à un « cofacteur« , c’est-à-dire un élément qui aura pour effet de potentialiser son action dans l’organisme (comme une synergie : 1+1=3). Parmi les cofacteurs intéressants se trouvent les vitamines du groupe B, et notamment la B6, mais aussi la vitamine D ou encore la taurine (acide aminé).
Exemple : complexe à base de citrate de magnésium, vitamine B6 et taurine
Dans le doute, faites-vous conseiller par un professionnel.
Bien que les risques de surdosage soient minimes, et afin de normaliser votre équilibre minéral dans la durée, il est souhaitable de recourir à l’eau de mer isotonique régulièrement. Votre équilibre électrolytique s’en trouvera renforcé.
Par exemple, après une cure de magnésium, vous pouvez compléter par une cure d’un mois d’eau de mer isotonique (voir mon article sur le plasma marin).
J’attire votre attention sur le fait que le magnésium est impliqué dans plus de 300 processus métaboliques, ce qui est énorme. Par conséquent, la carence en magnésium a des répercussions sur des fonctions essentielles et vitales. Sur le long terme, elle fait le lit de pathologies chroniques et plus lourdes à gérer, comme les états inflammatoires généralisés et les allergies.
Ne passez pas à côté de ce geste simple 🙂