Sophrologie et santĂ© (bonus đ§)
Mettre ma confiance en lieu sûr pour aller mieux
Il est grand temps dâadmettre que nous nâavons pas les rĂ©ponses Ă toutes les questions que lâon se pose en matiĂšre de santĂ©.
Bizarrement, plus nous avançons vers la connaissance, plus la terra incognita semble vaste. Pour une dĂ©couverte, ce sont des dizaines dâinconnues qui apparaissent.
Par ailleurs, le propre de la science, câest la remise en cause des hypothĂšses face au rĂ©el, et donc possiblement la remise en cause des conclusions. Ainsi, les questions auxquelles on croyait avoir dĂ©jĂ rĂ©pondu ne sont finalement encore que des hypothĂšses. Pour preuve, ce qui nous paraissait Ă©vident hier ne lâest plus forcĂ©ment aujourdâhui.
Autrement dit, la science nâest pas un corpus fixe, elle nâest pas la vĂ©ritĂ©. La science est un processus dynamique de dĂ©couverte et de comprĂ©hension, en mouvement perpĂ©tuel. Comme nous ! La vĂ©ritĂ©, elle, est ailleurs, comme vous le savez.
Cette petite introduction a pour objectif de vous dĂ©complexer. Les experts dâaujourdâhui ne sont pas forcĂ©ment les experts de demain. Et les plus respectables dâentre eux sont certainement ceux qui acceptent ce mouvement perpĂ©tuel, et qui ne restent pas figĂ©s dans leur savoir acquis.
En rĂ©alitĂ©, chacun de nous peut sâapproprier cette expĂ©rience quand elle se prĂ©sente : discuter les certitudes, sâappuyer sur ce qui est juste, reconnaĂźtre ce qui lâest moins, en tirer partie pour avancer vers de nouvelles solutions, lesquelles seront peut-ĂȘtre remises en cause Ă leur tour, le moment venu.
VoilĂ donc un espace de libertĂ© qui sâouvre Ă nous.
Ăvidemment, la libertĂ© Ă©tant parfois vertigineuse, il est possible que vous trouviez cette idĂ©e dâimpermanence assez inconfortable. En fait, elle ne lâest que si on nây est pas prĂ©parĂ©. Or, il vaut mieux sây faire, car câest sens de lâhistoire.
Cela demande bien plus dâhumilitĂ© et de courage, que de diplĂŽmes ou de pouvoir. Câest inconfortable, mais câest aussi ce qui nous pousse Ă grandir, ce qui met notre libre-arbitre Ă lâĂ©preuve et nourrit notre crĂ©ativitĂ©. A cause de cette impermanence, la confiance est primordiale*, et nous allons nous attarder sur cette valeur pour la dĂ©poser au meilleur des endroits.
Emparez-vous de vos questions Ă bras le corps, pour ne pas les laissez vous submerger. Vos doutes et vos lacunes ne doivent pas vous dominer, mais simplement vous alerter : câest un signal de vigilance qui vous demande de vous consacrer pleinement Ă telle ou telle situation.
Osez vous impliquer, expérimenter, douter, essayer, vous tromper, essayer à nouveau.
Lâexpert de votre santĂ©, câest vous, et vous seul.
Redonnons de la place Ă lâintuition, aux sensations, et au bon sens, pour ne pas s’enfermer dans des rĂ©ponses toutes faites ou des pseudo-Ă©vidences.
Ma proposition
Face Ă une douleur qui vous inquiĂšte ou un phĂ©nomĂšne qui vous handicape, notez dans un carnet ce qui vous passe par la tĂȘte. PrivilĂ©giez les idĂ©es spontanĂ©es, qui vous arrivent avec clartĂ©.
Ne forcez pas la rĂ©flexion ou l’analyse.
Gardez le carnet facilement accessible pour vous y reporter nâimporte quand.
Au bout dâun moment, vous obtiendrez peut-ĂȘtre un nuage de mots pertinent, une chronologie intĂ©ressante, ou carrĂ©ment une constellation dâidĂ©es⊠Rassurez-vous, il nây a rien Ă rĂ©ussir.
Bien sûr, si vous en ressentez le besoin, vous pouvez toujours en discuter avec les médecins et thérapeutes en qui vous avez confiance. Mais vous serez bien mieux connectés à votre état réel et plus facilement acteur dans votre démarche de santé.
Maintenant, pour vous accompagner en douceur dans ce processus, je vous propose une sophronisation qui vous aidera Ă poser la premiĂšre pierre et qui ouvrira, je lâespĂšre, le chemin des possibles.
Bonne Ă©coute đ§
* La confiance, câest accorder de la valeur Ă quelquechose ou Ă quelquâun sans quâon puisse vĂ©rifier Ă lâavance si on a raison de le faire. Or la vie nâest faite que de ce genre dâincertitudes. Nous sommes rĂ©ellement sĂ»rs dâune seule chose, câest que la vie nous prĂ©sentera toujours de nouvelles occasions d’ĂȘtre en dĂ©sĂ©quilibre.
Alors, puisquâon ne sait pas ce quâil adviendra, ne vaut-il pas mieux travailler la souplesse et la rĂ©silience, cultiver notre capacitĂ© Ă aimer inconditionnellement, et partir du principe que nous nous ajusterons le moment venu ?
Ce nâest pas de la pensĂ©e magique, câest de lâoptimisation et de la logique. Toute attitude contraire est une perte de temps, dâĂ©nergie, et dâamour.